Kyros Avocats · Montpellier
Avocat entreprises en difficulté et procédures collectives à Montpellier
Trésorerie tendue, dettes qui s’accumulent, mise en demeure d’un créancier ? Nous évaluons votre situation en confidentialité et choisissons avec vous la voie adaptée — avant qu’elle ne se referme.
Premier échange gratuitDifficultés d’entreprise : agir tôt élargit vos options
Le cabinet Kyros accompagne les commerçants, artisans et dirigeants de TPE de Montpellier et de l’Hérault confrontés à des difficultés économiques ou financières. De la simple tension de trésorerie jusqu’à la cessation des paiements, chaque situation appelle une réponse différente — et le facteur décisif est presque toujours le moment où l’on agit.
Tant que l’entreprise peut encore faire face à ses échéances, des outils confidentiels et souples existent : le mandat ad hoc et la conciliation. Lorsque la cessation des paiements est atteinte, la loi impose des délais stricts et ouvre les procédures collectives — sauvegarde, redressement, liquidation. Nous vous aidons à identifier où vous en êtes, à mesurer les risques pour votre patrimoine personnel, et à choisir la procédure qui protège le mieux votre activité et vos intérêts.
Notre approche est celle d’un cabinet de proximité : un interlocuteur unique, un langage clair, et une action coordonnée avec votre expert-comptable et, le cas échéant, le tribunal de commerce de Montpellier.
Suis-je en cessation des paiements ? Le point de bascule
La cessation des paiements est la notion qui commande tout le reste. Elle est définie par l’article L.631-1 du Code de commerce comme l’impossibilité de faire face au passif exigible — les dettes arrivées à échéance et réclamées — avec l’actif disponible, c’est-à-dire la trésorerie et ce qui est mobilisable immédiatement. Une trésorerie tendue n’est pas nécessairement une cessation des paiements : si vous disposez de réserves de crédit ou de moratoires accordés par vos créanciers, vous n’êtes pas légalement en cessation des paiements.
Cette qualification n’est pas qu’une question de vocabulaire : elle détermine les procédures qui vous sont ouvertes, elle déclenche un délai de déclaration de 45 jours, et elle ferme la porte de la fermeture amiable. Nous réalisons ce diagnostic avec vous, pièces comptables en main, avant toute décision.
Prévenir : mandat ad hoc et conciliation
Les meilleures cartes se jouent avant la cessation des paiements. Le mandat ad hoc (article L.611-3 du Code de commerce) est une procédure confidentielle et souple : à votre demande, le président du tribunal désigne un mandataire qui vous aide à négocier avec vos principaux créanciers — banques, fournisseurs, bailleur — sans que quiconque d’autre n’en soit informé. La conciliation (article L.611-4 du Code de commerce) poursuit le même but dans un cadre un peu plus formel, avec un accord qui peut être constaté ou homologué ; elle reste ouverte tant que vous n’êtes pas en cessation des paiements depuis plus de 45 jours.
Ces outils, encore trop peu utilisés, permettent souvent d’éviter une procédure collective. Nous vous orientons vers la voie préventive adaptée et menons la négociation à vos côtés.
Sauvegarde, redressement, liquidation : les trois procédures collectives
Lorsque les difficultés dépassent le stade amiable, trois procédures existent, distinguées par un seul critère — êtes-vous, ou non, en cessation des paiements ?
La sauvegarde (article L.620-1 du Code de commerce) s’adresse à l’entreprise qui n’est pas encore en cessation des paiements mais rencontre des difficultés qu’elle n’est pas en mesure de surmonter : vous en gardez la maîtrise, sous la protection du tribunal. Le redressement judiciaire (article L.631-1 du Code de commerce) s’ouvre lorsque la cessation des paiements est atteinte mais que l’activité peut être sauvée : une période d’observation débouche sur un plan d’apurement du passif. La liquidation judiciaire (article L.640-1 du Code de commerce) intervient quand le redressement est manifestement impossible ; pour les petites structures, une forme simplifiée accélère la procédure.
Nous vous expliquons les effets concrets de chacune — arrêt des poursuites, gel des dettes antérieures, sort des contrats en cours — et défendons vos intérêts à chaque étape, du dépôt de la déclaration jusqu’au jugement.
Le dirigeant : caution, patrimoine, responsabilité
Une procédure collective vise l’entreprise, mais c’est souvent le dirigeant qui s’inquiète pour lui-même — à juste titre. Le point d’exposition le plus fréquent est la caution personnelle consentie à la banque : elle survit à la procédure et peut être actionnée. Nous défendons les dirigeants cautions sur le terrain de la proportionnalité de l’engagement et du devoir de mise en garde de la banque (voir notre article dédié). Au-delà, une faute de gestion ayant contribué à l’insuffisance d’actif peut engager votre responsabilité (article L.651-2 du Code de commerce) — la simple négligence, elle, n’engage pas votre responsabilité —, et certains comportements exposent à la faillite personnelle ou à une interdiction de gérer.
Le meilleur bouclier reste d’agir tôt et de bonne foi : déclarer dans les délais, coopérer, et se faire assister dès les premiers signaux. C’est précisément là que notre intervention change l’issue.
Notre processus d’accompagnement
Diagnostic confidentiel
Analyse de votre situation financière (passif exigible, actif disponible) pour déterminer si vous êtes en cessation des paiements et quelles procédures vous sont ouvertes.
Choix de la voie
Présentation des options — prévention, sauvegarde, redressement ou liquidation — avec leurs effets sur votre activité, vos contrats et votre patrimoine personnel.
Déclaration et ouverture
Préparation du dossier et de la déclaration de cessation des paiements dans le délai de 45 jours, dépôt au greffe du tribunal de commerce de Montpellier, représentation à l’audience.
Suivi de la procédure
Accompagnement pendant la période d’observation, négociation du plan, défense face aux créanciers et protection du dirigeant tout au long de la procédure.
Questions fréquentes
Il existe trois procédures collectives, distinguées par un seul critère : êtes-vous, ou non, en cessation des paiements ? La sauvegarde s’adresse à l’entreprise qui n’est pas encore en cessation des paiements mais rencontre des difficultés qu’elle ne peut surmonter seule (article L.620-1 du Code de commerce). Le redressement judiciaire s’ouvre lorsque la cessation des paiements est atteinte mais que l’activité peut encore être sauvée (article L.631-1). La liquidation judiciaire intervient quand le redressement est manifestement impossible (article L.640-1). À ces procédures s’ajoutent, en amont, des voies préventives et confidentielles : le mandat ad hoc et la conciliation.
Vous êtes en cessation des paiements lorsque vous ne pouvez plus faire face à votre passif exigible — les dettes échues et réclamées — avec votre actif disponible, c’est-à-dire votre trésorerie et ce que vous pouvez mobiliser immédiatement (article L.631-1 du Code de commerce). Une trésorerie tendue ne suffit pas : si vous disposez de réserves de crédit ou de moratoires accordés par vos créanciers, vous n’êtes pas légalement en cessation des paiements. Ce diagnostic, que nous réalisons pièces en main, détermine les procédures qui vous sont ouvertes et le délai dans lequel vous devez agir.
La déclaration de cessation des paiements — le « dépôt de bilan » — doit être faite au greffe du tribunal dans les quarante-cinq jours qui suivent la cessation des paiements, sauf si vous avez demandé dans ce délai l’ouverture d’une procédure de conciliation (article L.631-4 du Code de commerce). Déclarer hors délai vous expose à des sanctions, notamment au titre de la responsabilité du dirigeant. C’est pourquoi il est essentiel de dater précisément la cessation des paiements et d’agir sans attendre.
Oui. L’ouverture d’une procédure collective peut être demandée par vous, mais aussi par un créancier au moyen d’une assignation, ou par le ministère public. Un créancier impayé qui vous assigne peut ainsi provoquer un redressement ou une liquidation judiciaire. C’est une raison de plus d’anticiper : en agissant vous-même, en amont, vous choisissez le moment et la procédure, et vous conservez l’initiative.
En principe, le patrimoine de la société est distinct de celui du dirigeant. Deux situations changent la donne. La première est la caution personnelle consentie à la banque : elle survit à la procédure et peut être actionnée sur vos biens propres — nous défendons les dirigeants cautions sur le terrain de la proportionnalité de l’engagement et du devoir de mise en garde de la banque. La seconde est la faute de gestion ayant contribué à l’insuffisance d’actif, qui peut vous être imputée (article L.651-2 du Code de commerce) ; la simple négligence, elle, n’engage pas votre responsabilité. Agir tôt et de bonne foi reste la meilleure protection.
Pas nécessairement. Si votre société est solvable — elle peut payer ses dettes —, vous pouvez la fermer volontairement par une dissolution-liquidation amiable, décidée par les associés. Ce n’est que si vous êtes en cessation des paiements que la fermeture amiable devient impossible et que la liquidation judiciaire s’impose. Le point de bascule est, là encore, la cessation des paiements. Nous vous aidons à déterminer de quel côté vous vous situez et à choisir la voie de sortie adaptée.
Oui. Le cabinet accompagne les dirigeants dans tout le ressort du tribunal de commerce de Montpellier et, plus largement, dans les cinq départements que nous couvrons : l’Hérault, le Gard, l’Aude, l’Aveyron et la Lozère. Nous recevons au cabinet, à Montpellier, et échangeons à distance lorsque l’urgence l’impose.
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